La présence du panais sauvage en Haute-Gatineau inquiète des citoyens
Des citoyens de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau ont remarqué la présence du panais sauvage dans la région.
Il s’agit d’une plante envahissante originaire de l’Eurasie dont la sève cause de graves brûlures à la peau lorsqu’elle est exposée au soleil. On la reconnaît par ses fleurs jaunes en parapluie et ses feuilles dentées. Le panais sauvage aurait été introduit en Amérique du Nord par les colons européens qui le cultivaient pour sa racine comestible. On le retrouve dans presque tout le Québec, mais il est plus commun et abondant dans le sud de la province.
Louise Lacombe, une résidente de Vénosta, ne connaissait pas le panais sauvage, mais elle a pu observer les dégâts de cette plante sur la peau. Un de ses amis en a déjà fait les frais :
Le fils de madame Lacombe a aussi subi des brûlures sévères aux jambes après avoir fait du désherbage.
Selon les informations du ministère de l’Environnement, le panais sauvage se reproduit par la formation abondante de graines qui sont disséminées par le vent et la machinerie. Sa croissance se fait surtout dans les milieux ouverts perturbés, tels que le long des routes et voies ferrées, de même que dans les terrains vagues et les champs abandonnés. Madame Lacombe dit en avoir observé dans les champs et sur les bordures de routes.
Le ministère n’a pas voulu accorder d’entrevue à ce sujet à CHGA FM. Dans une réponse écrite, il a affirmé néanmoins qu’en raison de son abondance sur le territoire et de sa grande capacité de dispersion, le contrôle de cette espèce à grande échelle n’est pas envisagé. Il recommande toutefois de le faire localement. Le contrôle peut se faire en arrachant les plants avec la racine, en prenant les précautions nécessaires pour éviter le contact de la peau avec la sève de la plante. Le bâchage ou les herbicides peuvent aussi être des options. Le ministère préconise de prévenir la production de graines en faisant une tonte au moment de la production des tiges florales en mai et juin.
Le ministère invite la population à reconnaître le panais sauvage et à éviter d’entrer en contact avec lui. La berce du Caucase est une autre plante qui a les mêmes effets que le panais sauvage et dont il faut se méfier.