Actualité locale Par Talie-Ann Roy |

Étude sur le myriophylle à épi : des consignes à suivre par les usagers du Lac 31 Milles

myriophylle
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Le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) réalise actuellement une étude d’envergure sur le myriophylle à épi à la grandeur du Lac 31 Milles. Depuis la semaine dernière, des spécialistes du MFFP évaluent finement la plante aquatique dans le but de définir si elle peut être néfaste pour les poissons.

Rappelons que le myriophylle à épi est une plante aquatique nocive puisqu’elle ne laisse pas place aux autres herbiers marins. Elle est d’ailleurs très présente et étendue dans le Lac 31 Milles.

Du 4 au 9 juillet, les spécialistes ont procédé à l’étude de la composition de l’herbier et sa cartographie. Dès lundi prochain, ils s’attaqueront à la deuxième phase de l’étude qui nécessite l’utilisation d’un bateau de pêche à l’électricité. Avec cet outil, le ministère effectuera une comparaison entre les poissons qui se logent dans des plantes indigènes et ceux qui se logent dans le myriophylle à épi. L’utilisation du bateau à l’électricité permettra de repêcher rapidement les poissons vivants pour ensuite les évaluer et les remettre à l’eau.

Cette technique n’est pas dangereuse pour les espèces aquatiques, mais pourrait toutefois l’être pour le public.  Julie Deschênes, biologiste pour le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, invite les citoyens à suivre un règlement pour leur sécurité :

Il est aussi recommandé de garder les animaux de compagnie hors de l’eau lors du passage du bateau à électricité.

La troisième et finale étape de l’étude sera l’installation de filets-trappes, de systèmes de collecte d’invertébrés et d’instruments de mesure dans les herbiers.  Ces objets seront marqués par des bouées orange. Les usagers sont de nouveau invités à circuler à plus de 50m des bouées afin de ne pas affecter les résultats de la recherche et surtout de ne pas déplacer les équipements mis en place.

Cette étude s’inscrit d’ailleurs dans le programme de recherche d’envergure provinciale au Ministère en partenariat avec Pêches et Océans Canada. L’Université du Québec en Outaouais est aussi part de ce projet.

Le MFFP estime que cette étude devrait prendre fin aux alentours du 30 novembre prochain.

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