Des organismes dénoncent l’utilisation fréquente des salles de retrait dans les écoles
La semaine dernière, la Société québécoise de la déficience intellectuelle, la Coalition de parents d’enfants à besoins particuliers du Québec et la Fédération québécoise de l’autisme ont présenté les résultats d’une enquête sur l’utilisation des salles de retrait dans les écoles. Cette enquête a été menée auprès de 338 parents, dont 28 de l’Outaouais.
De ce nombre, 13 ont affirmé savoir qu’une salle de retrait existe dans l’école fréquentée par leur enfant et 9 d’entre eux ont indiqué que leur enfant y avait déjà été envoyé. De plus, 5 répondants signalent que leur enfant fréquente une salle de retrait plusieurs fois par semaine.
D’entrée de jeu, Lili Plourde, directrice générale de la Fédération québécoise de l’autisme, affirme que les trois organismes ne sont pas contre les mesures de contrôle :
Madame Plourde décrit certaines salles de retrait :
L’utilisation des salles de retrait n’est pas sans conséquence :
Parmi les 9 répondants dont l’enfant a été envoyé en salle de retrait, 4 enfants y passent généralement moins de 30 minutes, 3 enfants entre 30 et 60 minutes et 2 répondants en ignorent la durée.
En décembre 2022, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a annoncé qu’un guide de référence pour mieux encadrer l’utilisation des salles de retrait serait distribué en 2023.