Tolérance zéro : le SPEHR sonne l’alarme face à la montée de la violence en classe en Outaouais
La violence augmente dans les écoles de l’Outaouais, où enseignants et personnel de soutien subissent de plus en plus de gestes agressifs. Pour le Syndicat du personnel de l’enseignement des Hautes-Rivières (SPEHR), c’est assez : la violence en milieu scolaire doit cesser maintenant.
Selon Daniel Boisjoli, président du SPEHR, il faut instaurer des pratiques, des réflexes et un climat collectif où l’on intervient avant que la violence n’éclate, plutôt que de simplement réagir après coup :
Monsieur Boisjoli insiste sur le fait que bien que des lois existent pour protéger le corps professoral, elles ne seraient, selon lui, pas appliquées :
Avec la pénurie en éducation spécialisée et la hausse des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA), le personnel fait tout ce qu’il peut, mais les moyens manquent, selon monsieur Boisjoli :
Selon une enquête menée il y a près de 5 ans, les 2/3 des enseignants du Centre de services scolaires des Hauts-Bois de l’Outaouais (CSSHBO) avaient été victimes d’un geste de violence de la part d’un ou de plusieurs élèves.