Actualité locale Par Alex Meunier |

Reprise de l’enquête publique : autre point de vue de l’intervention avec un deuxième témoin expert 

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Me Luc Malouin, coroner en chef adjoint au Bureau du coroner

L’enquête publique du coroner, Me Luc Malouin, sur les causes et circonstances du décès de Brandon Maurice a repris mercredi matin au palais de justice de Gatineau. Les audiences ont commencé avec le début du témoignage de Martin Lechasseur, sergent spécialiste à la Sûreté du Québec.

D’entrée de jeu, il a précisé que son témoignage représente sa position personnelle comme expert indépendant malgré son emploi à la SQ. Dans le cadre de la rédaction de son rapport, il a pris connaissance des différents documents disponibles, comme les déclarations des témoins, les bandes audio et les autres éléments pertinents.

Dans ce dossier, Me Luc Malouin a rappelé que le cœur du débat est l’intervention des deux policiers de la Sûreté du Québec, Frédérick Fortier et Dave Constantin, à leur arrivé dans le sentier forestier et leur intervention à la suite de l’immobilisation du véhicule conduit par Brandon Maurice.

Dans le cadre de son témoignage, le sergent Martin Lechasseur a rappelé qu’il n’y a jamais d’intervention parfaite en raison des nombreuses variables. Il a d’ailleurs qualifié le déroulement de l’intervention tragique et qu’il s’agissait d’une interception avec un risque très élevé.

Le sergent Lechasseur a aussi affirmé que l’intervention des policiers était correcte dans les circonstances. Selon lui, ils étaient toujours en réaction aux agissements de Brandon Maurice dans un mode de tactique dynamique.

Ce témoin expert soutient qu’il n’est pas recommandé de tenter de contrôler physiquement une personne avec une arme à feu à la main comme l’agent Fortier l’a fait. Cependant, selon le sergent Lechasseur, le degré de menace était assez élevé pour justifier l’utilisation de l’arme à feu.

Lors de cette reprise de l’enquête publique, il a également été dévoilé, avec le témoignage de Martin Lechasseur, que l’organisation de la Sûreté du Québec n’a jamais fait de rétroaction auprès des agents impliqués, à la suite de cette intervention tragique.

Les audiences se poursuivent cet après-midi avec les contre-interrogatoires des différents partis concernés dans cette affaire.

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