Actualité locale Par Félix-Antoine Parent |

Renouvellement de la convention collective : le SPEHR qualifie l’offre patronale d’insultante

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La semaine
dernière, le gouvernement du Québec a consenti à offrir une augmentation salariale
de 7% sur 5 ans aux travailleuses et aux travailleurs du secteur
public.

Cette offre est loin de satisfaire les leaders syndicaux de la Centrale des syndicats du Québec et du Syndicat du
personnel de l’enseignement des Hautes-Rivières qui qualifient l’offre
d’insuffisante, d’inacceptable et d’insultante. Lors du dépôt des demandes
sectorielles en novembre, le SPEHR et la Fédération des syndicats de
l’enseignement du Québec réclamaient une hausse de 8% du salaire des
enseignants afin de combler l’écart qui existe entre leur salaire et celui des
enseignants qui exercent ailleurs au Canada. Daniel Boisjoli, président du Syndicat du personnel de l’enseignement des Hautes-Rivières, est
d’avis qu’avec cette offre, le premier ministre du Québec a trahi son
engagement de valoriser le métier d’enseignant :



L’offre patronale ne comprend aucune mesure compensatoire pour le
préjudice fiscal subi lors du paiement ou du remboursement d’une dépense, d’une
compensation ou d’un bénéfice reliés au travail dans les régions éloignées ou
isolées, notamment. D’autres demandes semblent aussi avoir été ignorées par le
gouvernement, comme l’explique Daniel Boisjoli :



Cependant, le gouvernement propose la création de trois forums portant
sur la santé globale des personnes salariées, sur la réussite éducative sur le
plan scolaire et sur l’accessibilité aux soins dans les CHSLD et aux soins à
domicile. Les organisations syndicales concernées par ces enjeux seront invitées
à y siéger en compagnie de représentants du gouvernement du Québec.

Les négociations en vue de la signature de la nouvelle convention collective débuteront en 2020.

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