Municipalités sous pression : des exigences gouvernementales en hausse
Selon l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH), les municipalités ne reçoivent qu’environ 4 à 5 % des investissements provinciaux, alors qu’elles gèrent plus de 60 % des infrastructures publiques.
Du côté du ministère des Finances Canada, il n’y a aucun transfert direct récurrent, seulement des programmes ponctuels, ce qui oblige les municipalités à composer avec des budgets limités malgré des responsabilités en constante augmentation.
Selon le maire du Canton de Low, Patrick Beaudry, les exigences gouvernementales sont de plus en plus lourdes. Selon lui, l’appui financier ne suit pas, et les programmes de subventions sont souvent insuffisants, temporaires ou trop complexes à obtenir :
Pour monsieur Beaudry, cette surenchère de règles et d’exigences finit par être imposée par la bande aux citoyens, créant une surèglementation qui complique inutilement la vie municipale et quotidienne :
Il déplore un manque de prévisibilité et de soutien à long terme, qui force les petites municipalités à faire plus avec moins.