Les IPS appelées à réduire les patients orphelins en Outaouais
Un amendement au projet de loi 19 permettra bientôt aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) d’inscrire leurs propres patients dans les groupes de médecine familiale (GMF) en Outaouais. Ce changement pourrait réduire le nombre de patients sans médecin, alors que plusieurs omnipraticiens quittent la région.
Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), qui compte 60 IPS, se dit prêt à leur accorder plus d’autonomie et envisage l’ouverture d’une clinique d’IPS. Le gouvernement prévoit adopter la loi d’ici la fin du mois. Pour Jean Pigeon, président-directeur général de la Fondation Santé Outaouais, il faut trouver une solution rapide et garder en tête que ce que l’on propose ne pourra pas convenir à toutes les clientèles :
Monsieur Pigeon affirme qu’il s’agit d’une bonne nouvelle qui aidera à combler la brèche et améliorer l’accès aux soins en Outaouais, où près de 100 000 patients sont touchés :
L’Outaouais a perdu son seul chirurgien vasculaire et subit des bris de service en plastie et en urologie. Selon Jean Pigeon, la situation est aberrante, mais la précarité des conditions explique en partie le départ des médecins :
Monsieur Pigeon réitère que l’autonomie des IPS devient essentielle pour stopper l’hémorragie et relancer l’accès aux soins en Outaouais.