Les commissaires de la CSHBO réaffirment l’importance des commissions scolaires
Ce n’est pas
un secret, la Coalition avenir Québec compte mettre fin aux commissions
scolaires.
Le premier
ministre du Québec, François Legault, a déjà mentionné que son gouvernement
entendait créer des centres de service, c’est-à-dire des
« équipes-écoles » composées d’enseignants, de membres de la
direction et de parents. La CAQ prévoit déposer un projet de loi, cet automne,
afin de remplacer les commissions scolaires par les centres de service et pour mettre
fin aux élections scolaires auxquelles à peine 5% de la population participe à
l’échelle de la province.
Les
commissaires de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais s’opposent
à la vision du gouvernement du Québec et lui demande de conserver le modèle
actuel. Ils considèrent qu’une gouvernance de proximité est essentielle pour
s’assurer que le système d’éducation réponde aux besoins de tous les élèves sur
le territoire. La présidente de la CSHBO, Diane Nault, est d’avis que des changements
pourraient être apportés afin d’améliorer le fonctionnement des commissions
scolaires. Cependant, elle craint que l’adoption du projet de loi crée des
écoles à deux vitesses. La voici qui précise sa pensée :
La création
des « équipes-écoles » représentera assurément un défi en région,
considérant la petite taille de plusieurs écoles et le faible nombre d’employés
qui y travaillent. Diane Nault croit aussi que les enseignants et les
directions d’écoles en ont déjà beaucoup sur les bras :
Rappelons qu’en décembre 2018, les commissaires de la CSHBO déploraient des propos tenus par le ministre de l’Éducation de Québec, Jean-François Roberge, qui comparait les commissions scolaires à un caillou dans ses souliers. Une lettre avait alors été adoptée par les commissaires et avait été acheminée au ministre pour lui signifier leur mécontentement.