Actualité locale Par Sheila Fournier |

Le phénomène de l’itinérance invisible, une réalité bien présente dans la région

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Il y a quelques jours avait lieu à Gatineau l’événement annuel « La nuit des sans-abris ». Quoiqu’un tel événement n’ait pas son équivalent dans la région, des personnes sans domiciles fixes sont présentes à Maniwaki, même si elles sont parfois difficiles à identifier.

Sandra Poulin, travailleuse de rue à Maniwaki, et son collègue, Gerry Lunam, dont le travail concerne plus spécifiquement la communauté des premières nations, œuvrent pour le BRAS Outaouais. Madame Poulin nous explique le quotidien d’un travailleur de rue :

Le phénomène de l’itinérance à bien changé au cours des dernières années. Selon Sandra Poulin, l’image qu’on se fait d’une personne sans domicile fixe qui dormirait sur un banc de parc ne reflète pas la réalité actuelle.

Le phénomène de l’itinérance invisible ou cachée, où des gens vont d’un organisme à l’autre, demandent le gîte à des amis ou, dorment simplement dans leurs voitures, c’est cette forme que prend le plus souvent l’itinérance en région.

De petites familles qui résident dans des roulottes de voyage l’été et dans des centres d’hébergement en milieux urbains une fois l’hiver venu sont une réalité. Le manque de ressources locales d’hébergement complique aussi les choses.

Interrogée à savoir comment les gens de la communauté pourraient aider les personnes vivant sans domicile fixe, la travailleuse de rue Sandra Poulin donne quelques pistes à ce sujet :

Il est possible d’offrir couvertures chaudes et vêtements d’hiver à Sandra Poulin en téléphonant au 613-606-4290.

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