Actualité locale Par Simon Dominé |

Le non-redoublement d’élèves a des conséquences néfastes, selon le SPEHR

Une professeure s'adresse à sa classe d'enfants de niveau primaire qui l'écoutent en étant assis sur leurs chaises.
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Le Syndicat du personnel de l’enseignement des Hautes-Rivières (SPEHR) s’inquiète de voir les enseignants devoir composer avec des élèves qui n’ont pas les acquis nécessaires pour être dans leur classe.

C’est le constat qui ressort d’une consultation qui s’est tenue en novembre et décembre 2025 par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), à laquelle le SPEHR est affilié. Près de 140 enseignants du primaire et du secondaire membres du SPEHR ont participé.

Selon les données présentées par le syndicat, 50 % des enseignants ont affirmé que lors de l’année scolaire 2024-2025, des élèves ont été promus au niveau supérieur malgré leur recommandation de les faire redoubler ou de les transférer en classe spécialisée. Aussi, 64 % des enseignants estiment avoir subi des pressions de la part des directions ou des parents d’élèves pour faire passer des élèves au niveau supérieur.

Ces dénonciations ne sont pas une surprise pour le président du SPEHR, Daniel Boisjoli, qui déplore un manque de reconnaissance des enseignants et des effets négatifs dans les classes :

Jongler chaque jour avec des élèves de différents niveaux devient de l’acrobatie pédagogique, selon monsieur Boisjoli, qui évoque des enseignants obligés d’individualiser constamment leur enseignement. D’après lui, cette situation décourage le personnel :

Monsieur Boisjoli pense que des états généraux sur l’éducation au Québec doivent être tenus. Les décisions prises actuellement ne vont pas, selon lui, dans le sens des discours politiques qui mentionnent l’éducation comme une priorité.

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