Langue française et Loi 96 : Québec avance, mais le projet divise
Le tout premier projet de loi de la première ministre Christine Fréchette vise à renouveler la clause dérogatoire afin de protéger la Loi 96 sur le français contre les contestations judiciaires. Ce qui ne fait pas l’unanimité.
Ce geste survient alors que plusieurs recours collectifs et contestations sont toujours en cours, Québec cherchant ainsi à blinder la loi face aux tribunaux.
Dans la Vallée-de-la-Gatineau, le maire du Canton de Low, Patrick Beaudry, reconnaît l’initiative, tout en remettant en question son équité :
Pour monsieur Beaudry, le gros bon sens consiste avant tout à éviter le chaos et à orienter la société vers une gouvernance responsable. Il s’inscrit ainsi dans une perspective où l’on cherche à instaurer davantage de stabilité et à réduire les tensions au sein de la collectivité :
Rappelons que la Loi 96 sur le français a été adoptée en mai 2022, avec une validité de cinq ans renouvelables, ce qui en prolonge l’application jusqu’en 2031, un horizon qui continue d’alimenter le débat.