Actualité locale Par Alex Meunier |

Kitigan Zibi se conforme à la loi sur la transparence financière

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Depuis l’année 2013-2014, les communautés autochtones doivent se conformer à la loi sur la transparence financière des Premières Nations. Sur le territoire val-gatinois, il y a deux communautés algonquines, soit Kitigan Zibi et Lac Barrière. Jusqu’à maintenant, les dirigeants de Kitigan Zibi ont toujours accepté de publier leurs états financiers et les dépenses encourues par le conseil de bande.

Sur le site du gouvernement canadien, on peut y trouver le résumé de la dernière année, qui s’est terminée au 31 mars de cette année. À cette date, l’ancien chef du conseil de bande, Gilbert Whiteduck, avait obtenu un salaire total de 93 000 $, incluant les autres avantages.

On y découvre aussi que c’est un budget d’environ 20 millions de dollars qui est géré par le conseil de bande. De l’argent investi au sein de la communauté à travers des programmes sociaux, comme la réinsertion au travail, la culture avec un projet de revitalisation de langue algonquine, en plus d’appuyer le développement économique local.

Le chef du conseil de bande de Kitigan Zibi, Jean-Guy Whiteduck, n’a pas de problème à publier sur Internet les états financiers consolidés. Cependant, il voit d’un mauvais œil qu’on demande le même exercice aux entreprises privées de ce territoire :

Pour ce qui est de la communauté de Lac Barrière, située dans la réserve faunique La Vérendrye, les états financiers des dernières années n’ont toujours pas été dévoilés publiquement. Mais en février dernier, Michel Thusky, porte-parole de la communauté, expliquait qu’en raison de la tutelle sous laquelle Lac Barrière est placée depuis bon nombre d’années, le conseil de bande n’a pas accès à ces documents pour les rendre publics.

Voici ce que Michel Thusky confiait à CHGA FM en février dernier :

Mentionnons que depuis les mois qui ont passé, le conseil de bande de Lac Barrière a vu son financement du fédéral être coupé, pour les postes budgétaires jugés non essentiels. Des compressions qui se font sentir dans la communauté, selon une entrevue qu’a accordé le chef de Lac Barrière, Casey Ratt, au réseau APTN.

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