La guerre contre le myriophylle à épis est-elle perdue?
Une soixantaine de personnes ont assisté à l’assemblée générale annuelle du Regroupement pour la protection de l’eau de la Vallée-de-la-Gatineau samedi avant-midi à Kazabazua.
Les personnes présentes ont eu la chance d’assister à 5 conférences portant sur différents sujets, dont le lavage de bateaux, la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes et l’aide au développement des associations, notamment.
L’un des conférenciers, André Beauchemin, membre du conseil d’administration du regroupement, a fait le constat suivant : la bataille contre le myriophylle à épi est perdue pour plusieurs des grands lacs de la région. De là l’importance de protéger davantage nos lacs selon le président du Regroupement de la protection de l’eau de la Vallée-de-la-Gatineau, Marc Grégoire qui parle de l’une des possibilités évoquées pour protéger les lacs :
En ce qui a trait au bilan du regroupement, l’année 2016 a été chargée, lui qui a lancé le projet pilote de lavage de bateaux en aménageant 6 stations à travers la région. Ce projet a permis de rincer 80 bateaux. Pour sa part, le regroupement estime à 10 fois plus le nombre de bateaux qui ont été rincés en prenant compte des usagers qui ont nettoyé leur embarcation à la maison.
Après quatre années d’existence le regroupement compte parmi ses membres une quinzaine d’associations de lacs et 16 des 17 municipalités de la Vallée-de-la-Gatineau, des appuis de taille afin de sensibiliser la population. Un grand défi, ici comme ailleurs :
Pour ce qui est des finances de l’organisme, celles-ci font état d’un déficit d’opération de 1 230 dollars qui porte le surplus cumulé au 31 mars 2017 à 11 795 dollars.
Le prix HÉROSDELEAU 2017, une nouveauté cette année, a été décerné à Ronald Villeneuve, président de l’Association du lac Quinn ainsi qu’à la municipalité de Cayamant pour leur implication dans la protection des lacs de la région.