Des doutes persistent concernant l’enquête sur les femmes autochtones
Il y a quelques mois à peine, Laurie Odjick, la mère de Maisy Odjick, disparue il y a maintenant près de 9 ans, disait espérer que l’enquête nationale lancée par Ottawa afin de faire la lumière sur les nombreux cas de femmes autochtones assassinées. Aujourd’hui, elle doute que l’enquête donne les résultats escomptés.
En entrevue à Radio-Canada, Laurie Odjick s’est interrogée sur la durée de l’enquête, estimant qu’il faudrait plus que 2 ans pour en arriver à un résultat concluant.
Pour sa part, Bridget Tolley, dont la mère a été tuée après avoir été frappée par une auto-patrouille de la Sûreté du Québec en 2001, croit que les familles touchées par ces meurtres et ces disparitions ont besoin d’une aide que ne pourra apporter l’enquête nationale.
Rappelons que les audiences de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées débuteront en mai prochain. Un rapport préliminaire devrait paraître en novembre prochain alors que le rapport final devrait être déposé en novembre 2018.