Discorde entre les citoyens et les élus de Déléage
C’est dans une ambiance trouble que s’est déroulée la séance ordinaire du conseil municipal de Déléage, hier soir. Évidemment, c’est encore tout le dossier des fusions municipales qui a pris le dessus durant la rencontre du mois d’août. Le processus pour s’inscrire sur la liste électorale et pour le dépouillement des votes a également été critiqué.
Des citoyens ont même été jusqu’à proposer des boîtes de métal qui pourrait servir comme urnes référendaires et qui serait fermée par trois clés, une pour le président d’élections, une pour le camp du Oui et la dernière pour un représentant du Non. Rappelons qu’étant donné la petite taille de la municipalité de Déléage, ce n’est pas le Directeur général des Élections du Québec, mais plutôt le président d’élection, qui a le pouvoir de dicter les règles du référendum.
Il y a eu beaucoup d’échanges musclés et de chahut durant la période de questions, qui a duré près de trois quarts d’heure. Pour le maire de Déléage, Bernard Cayen, il est quelque peu insensé de voir autant d’agitation pour un projet qu’il croit foncièrement positif pour sa municipalité :
Les gens du clan du Non se sont exprimés haut et fort, les uns par-dessus les autres, sans écouter les réponses à leurs questions. Michel Fortin, résident de Déléage, croit que c’est le maire qui est à blâmer pour les pertes de contrôle vécues lorsque vient le temps de la période des questions durant les rencontres publiques :
La rumeur courait comme quoi les citoyens de Déléage allaient demander la démission du maire Cayen, ce qui n’a pas été fait durant la séance d’août.