Baskatong : du doré en santé, mais sous pression
Il faudra encore attendre l’analyse finale des pêches expérimentales menées à l’automne 2024 pour en avoir le cœur net, mais on pourrait se diriger vers un constat de surpêche au doré dans le réservoir Baskatong.
Selon Chloé Tellier, directrice générale de l’Aire faunique communautaire (AFC) Baskatong, la pression de pêche est très importante sur ce réservoir situé en Outaouais et dans les Laurentides :
Pour dresser ce portrait-bilan du réservoir, des échantillonnages ont eu lieu grâce à des filets immergés pendant 12 à 24 heures.
Si l’hypothèse de la surpêche se vérifiait, les mesures de gestion du plan d’eau pourraient être modifiées, avec, par exemple, une baisse des quotas ou une réduction de la gamme de taille.
Le sujet, qui avait déjà été abordé en 2025, est revenu dans les discussions lors de l’assemblée générale annuelle de l’AFC en juin. Quand l’organisme aura le portrait final en main, il pourra faire des recommandations. La décision reviendra au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).
Malgré cette ombre au tableau, le cheptel de doré se porte bien de manière générale, d’après Mme Tellier :
La directrice générale de l’AFC Baskatong fait état d’un bon taux de femelles et de mâles, avec beaucoup de petits dorés et un nombre de gros géniteurs en diminution, mais encore suffisant. On observe aussi que le doré du Baskatong atteint sa maturité sexuelle plus rapidement, signe, peut-être, d’une adaptation de l’espèce elle-même pour mieux assurer sa pérennité.